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Aleixandre Vicente "Ten esperanza " Sois confiant.Traduction du poème

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Le comprends-tu ? Tu as compris.
Tu recommences ? Et tu recommences encore.
Assieds-toi. Ne regarde pas en arrière. En avant !
En avant. Lève-toi. Un peu plus. C’est la vie.
C’est le chemin. Tu as le front couvert de sueurs, d’épines, de poussière d’amertume, sans amour, sans lendemain ?...
Continue, continue à monter. Tu y es presque. Oh, comme tu es jeune.
Comme tu es jeune, super jeune, un nouveau-né. Quel ignorant.
Entre tes cheveux gris qui tombent sur ton front brillent tes clairs yeux bleus,
tes lents yeux purs, restés là sous un certain voile.
Oh, n’hésite pas et relève-toi. Relève-toi encore. Que veux-tu ?
Prends ton bâton de frêne blanc et appuie-toi. Un bras à ton côté tu souhaiterais. Regarde-le.
Regarde-le, ne le sens-tu pas ? Là, subitement, il est calme. C’est une forme silencieuse.
C’est à peine si la couleur de sa tunique le distingue. Et a ton oreille un mot non prononcé.
Un mot sans musique, même si toi tu l’entends.
Un mot chargé de vent, de brise fraîche. Qui bouge tes vêtements usés.
Qui doucement aère ton front. Qui sèche ton visage,
qui essuie la trace de ces larmes.
Qui lisse, frôle à peine tes cheveux gris maintenant à l’approche de la nuit.
Prends ce bras blanc. Que tu connais à peine mais que tu reconnais.
Redresse-toi et regarde la ligne bleue de l’incroyable crépuscule,
la ligne de l’espérance à la limite de la terre.
Et avec de grands pas sûrs, redresse-toi, et là soutenu, confiant, seul, entame ta marche…

Publié par M. I. SCRIVAT
Le mardi 24 juillet 2007


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